Hier soir, le lundi 27 janvier, la section adultes karaté de Blagnac Arts Martiaux s’est lancée dans un défi aussi simple sur le papier qu’exigeant sur le tatami : réaliser 50 fois le même kata au cours de la soirée.
Un challenge volontairement épuré, sans chronomètre, sans recherche de performance spectaculaire. Juste une idée : répéter, encore et encore, pour laisser le corps travailler, la fatigue s’installer, et l’esprit faire face à la monotonie… ou apprendre à la traverser.

Mais le sensei avait une petite surprise en réserve.
Alors que le groupe approchait de l’objectif initial, une variante est venue s’ajouter à l’exercice : une forme de TVA, demandant un nouvel engagement, une adaptation immédiate, et surtout la capacité à rester présent malgré l’usure déjà bien installée.
Résultat final : 66 katas réalisés dans la soirée.
23 participants à relever le défi. Le plus jeune avait 14 ans, le plus ancien se rapproche doucement de l’âge de la retraite. Des parcours différents, des corps différents, des niveaux différents… mais un même engagement sur le tatami.
À leurs côtés, le sensei, récemment reçu à son 7e dan au début du mois de janvier, a lui aussi pris part au challenge. Non pas pour montrer, mais pour faire. Parce que dans ce type d’exercice, la transmission passe aussi par l’exemple, la régularité et l’acceptation de l’effort partagé.
Ce genre de défi rappelle une chose essentielle : le karaté ne se résume pas à l’apprentissage de techniques isolées. Il s’agit aussi de répétition, de persévérance, de gestion de la fatigue, et de cette capacité à continuer lorsque l’envie de s’arrêter se fait sentir. Répéter un kata des dizaines de fois, ce n’est pas chercher la perfection à chaque passage, mais accepter que le corps trouve ses propres ajustements avec le temps.
Et l’histoire ne s’arrête pas là.
Le prochain challenge est déjà annoncé : 50 combats dans la soirée.
Un autre cadre, une autre exigence, mais la même idée : sortir de la zone de confort, ensemble, et continuer à faire vivre une pratique engagée, accessible et profondément humaine.
Le chemin continue. Sur le tatami.




